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Catherine rentre à la maison après sa nuit passée avec
Philippe Le Bon dans son palais. Garin de Brazey
l’attend quand elle entre dans sa chambre. Il la roue de
coup de fouet jusqu’à ce qu’elle tombe inconsciente,
croyant qu’elle avait passé la nuit dans la tente d’
Arnaud de Montsalvy. Elle est découverte par Ermengarde
qui outrée, revoie Garin chez lui. Philippe, portant un
masque noir, vient lui-même voir ce qui est arrivé à
Catherine. Il lui dit qu’il a le cœur brisé de la voir
dans cet état et ordonne à Ermengarde de la ramener à
Dijon.
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Catherine retourne à Dijon, avec une escorte
armée envoyée par le Duc et sous le commandement
de Jacques de Roussay. Sara est transportée de
joie quand elle rencontre des gitans de Moden,
au pied du Mont Gype, et elle part avec eux – au
désespoir de Catherine. De retour à la maison,
elle reste en compagnie d’Abou-al-Khayr, qui lui
est d’un grand soutien à propos de l’abandon de
Sara.
Le Duc continue à lui envoyer de beaux objets
d'art et des lettres d'amour. Un jour, elle
entend dire qu'Arnaud et Xaintrailles sont
prisonniers des Anglais. Un matin, un moine
s'approche d'elle à l'église, disant qu’il est
envoyé par Madame de Champdivers. Ce moine se
nomme Etienne Charlot et il appartient à l'Ordre
de St François d'Assise. Il explique qu’Odette
et lui-même servent le Roi de France et qu’ils
espèrent qu’elle les aidera. Catherine accepte,
mais à une condition … que la Reine Yolande paie
la rançon d’'Arnaud de Montsalvy et Jean de
Xaintrailles. Le moine est content, il lui dit
qu’elle a droit à toute leur gratitude et qu’il
transmettra son souhait à la Reine. Quand
Catherine apprend la libération d'Arnaud et de
Xaintrailles, elle devient une espionne pour la
France. |

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Catherine va toujours prier le 29 Septembre à la
Saint Michel, pour l’âme de son premier amour et
le plus pure – Michel de Montsalvy. Son mari
Garin est de retour et vient s’excuser, disant
qu’il l’avait accuse à tord … et apprend à
Catherine qu‘Arnaud de Montsalvy est aujourd’hui
fiancé à Isabelle de Séverac, fille d’un
maréchal. Le mariage est prévu dans un mois.
Catherine a dû s’enfoncer les ongles dans la
paume de ses mains pour s’empêcher de pleurer.
Quand il lui dit que le Duc espère la revoir
bientôt, elle perd presque pied. Elle doit
s’offrir alors qu’elle ne veut plus retourner à
la cour.
Elle pleure seule, disant que la seule façon de
s’en sortir est de s’empoisonner … mais elle en
est empêchée par Abou-al-Khayr. Il lui dit
qu’elle a encore une mère, une sœur et un oncle,
qu’elle belle, jeune et riche. Il lui conseille
d’aller chez son oncle à Marsannay.
Ermengarde lui apprend que le Duc est furieux
qu’elle soit partie à la campagne. Quand
Catherine se lamente d’avoir perdu Arnaud pour
toujours, Dame Ermengarde lui réplique qu'elle
ne va pas gâcher sa vie parce que cet imbécile a
pris femme Le Duc l'aime et aucune de ses
maîtresses n’a eut à se plaindre de lui ! Un
soir, alors qu’elle se promène, elle voit un
homme s’introduire dans le jardin, elle
l’assomme à l’aide d’un bâton et à sa grande
surprise découvre que l’opportun n’est autre
Philippe Le Bon! |

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Catherine court chercher de l’eau pour soigner
sa tempe, Philippe revient à lui et lui sourit.
Ils parlent longuement et l’on apprend que le
Duc ne veut pas la forcer à devenir sa maîtresse
si elle ne le souhaite pas. Il demande un
baiser, qu’elle lui accorde ... et elle
s’abandonne à l’amour de Philippe.
Quelques jours après, Catherine est attendue
pour une fête de mariage et s’inquiète de la
façon dont Garin la regarde. Elle rencontre
Landry qui lui dit pourquoi i lest en colère
contre elle – pour lui, c’est à cause d’elle que
Barnabé est mort! Elle rencontre ensuite
l’Evêque de Beauvais, qui n’est autre que
Cauchon, l’homme responsable de la mort de
Michel de Montsalvy. Il n’apprécie pas qu’on lui
rappelle cette période et il est surpris de voir
au combien Catherine le hait. Il lui sourit
sournoisement en disant qu’il ne l’oubliera pas. |

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La mère du Duc meurt en janvier 1424. Catherine
est enceinte et elle essaie de cacher son état
le plus longtemps possible à son mari. Aux
funérailles, elle manque de s’évanouir alors que
Garin la regarde.
Le Duc est enchanté d’apprendre sa grossesse et
l’appelle sa « toison d’or ». Elle lui demande
alors de libérer Frère Etienne et Odette de
Champdivers qui étaient emprisonnés pour
conspiration. Il accepte mais le moine et Odette
sont bannis de Bourgogne.
Catherine retourne chez elle et fatiguée se
couche mais se réveille soudain quand elle
réalise qu’on la kidnappe. Ses mains sont liées
avec une corde et on la couche dans un chariot
sous un tas de paille. Dans la pénombre, elle
distingue un visage : Landry Pigasse. Catherine
réussit à se libérer de la couverture et crie :
“Landry… au secours!” |

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Catherine a été amenée dans une vieille tour du
Château de Mâlain, par ordre de son mari
Garin.On lui met autour du cou, un collier en
fer et la chaîne qui la relie au mur lui laisse
seulement que peu d’espace pour bouger. Garin la
regarde et se moque d’elle et lui dit qu’il la
punit et qu'elle doit rester ici jusqu'à ce
qu'elle perde le fruit de ses amours avec le Duc
Philippe. Catherine lui demande d’avoir pitié
mais il lui rit au nez. Il la laisse seule avec
deux geôliers qui essayent de la violer, mais
elle arrive à se défendre avec sa chaîne et ils
l’abandonnent seule sans eau ni nourriture.
Garin revient au bout de quatre jours et ordonne
qu’on lui donne un peu de soupe. Il rit de la
voir laide maintenant. Le seul désir de
Catherine maintenant, est de mourir en paix. A
nouveau seule, elle essaye de manger quelques
légumes et de la viande. Elle entend alors une
voix venant de la cheminée et reconnaît Landry
Pigasse. Il lui raconte qu’il a entendu une
femme qui criait son nom. Quand Perrine, l’une
de ses domestiques, lui dit que sa maîtresse
n’était pas à la maison, il a suivi Garin
jusqu’ici pour la sauver. Il promet de revenir
le jour suivant, lui souhaitant du courage
jusque là.
L’un des geôliers de Catherine essaie à nouveau
de l’étrangler et de la violer mais Landry
revient juste à temps : il tue ces brutes, porte
Catherine et la sort du château. A son grand
étonnement, elle retrouve Sara, honteuse de
l’avoir abandonnée. Landry emmène les deux
femmes se cacher dans le petit village voisin. |

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Ils se cachent avec une fille du nom de
Pâquerette qui est connue pour être une
sorcière. Catherine se trouve dans un piteux
état. Landry lui raconte qu’il a trouvé Sara à
la Taverne de Jacquot-de-la-Mer où elle logeait
après avoir quitté la tribu gitane car elle
avait peur de retourner vers Catherine. Sara lui
dit que Pâquerette est le maîtresse de Landry et
qu’elle en est follement amoureuse. Sara devine
déjà la jalousie de la jeune femme envers
Catherine.
A son retour, Landry est heureux de voir
Catherine en meilleure forme mais l’attitude
Pâquerette change alors envers Catherine. Elle
se rend compte que Landry est content auprès de
la Dame de Brazey. Sara, avec son sixième sens,
la suit dans les bois après l’avoir surprise en
train de regarder Catherine pendant son
sommeil. Sara la voit donner à un vieillard une
mèche des cheveux de Catherine. Landry est parti
vers Paris pour informer le Duc que Catherine
doit se cacher de son propre mari. La tension
monte. Un matin, Sara voit Garin de Brazey
approcher.. la petite sorcière les a trahies en
envoyant la mèche de cheveux d’or à Garin. Elles
sont obligées de fuir dans la forêt et trouvent
de l’aide auprès du chef des sorciers. Il les
emmène près de la rivière Suzon et leurs
conseille d’aller jusqu’à l’abbaye de
Saint-Seine, terre d’asile. Quelques heures plus
tard, elles arrivent en vue de l’abbaye et y
trouvent refuge. |

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Jean de Blaisy, Abbé de Saint-Seine, se trouve
être le cousin d’Ermengarde de Châteauvillain.
Catherine le remercie de lui avoir sauvé la vie
et le soir même la comtesse vient aussi à son
aide. Ils vont bientôt être assiégés par Garin
de Brazey venu réclamer sa femme Catherine de
Brazey, mais l’abbé refuse et dit à un Garin
furieux qu’elle ne partira que de sa propre
volonté. Catherine veut se rendre, ne pouvant
supporter que ces braves gens ne meurent de sa
faute. Elle rejoint l’abbé sur les remparts et
supplie son mari d’arrêter de s’en prendre à des
innocents. Il se fait qu’en rire, disant qu’elle
était seule en cause. Alors que les bandits
venus avec Garin sont prêts à donner l’assaut,
ils aperçoivent une grande troupe de cavaliers
armés faisant route vers Saint-Seine – menée par
nul autre que le Capitaine Jacques de Roussay.
Les bandits sont rapidement maîtrisés, battues
par plus nombreux qu’eux. Son époux est fait
prisonnier alors qu’il semblait avoir perdu tout
intérêt pour ce qui se passait autour de lui.
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Garin est ramené à Dijon et emprisonné pour
haute trahison ayant mis en danger la sécurité
de l’Etat, pour sacrilège et tentative de
meurtre sur son épouse. Catherine n’est pas
autorisée à retourner chez elle car en tant que
prisonnier d’Etat, tous ses biens ont été mis
sous scellées. Ermengarde de Châteauvillain
emmène Catherine dans son domaine de
Châteauvillain. Landry vient la voir pour lui
annoncer qu’il veut devenir moine à l’abbaye de
Saint-Seine – il n’a plus goût à la vie depuis
la trahison de Pâquerette. Abou-al-Khayr vient
la rejoindre chez Ermengarde et essaie
d’expliquer à Catherine que Garin a fait tout
ceci parce qu’il l’aime. Une semaine plus tard,
Garin est condamné à mort… mais avant de mourir,
il doit être soumis à la torture, ses biens
confisqués et sa maison et son château rasés
jusqu’aux fondations.
Catherine décide d’aller voir Garin dans sa
prison pour enfin savoir pourquoi il a agit
comme cela. Elle apprend que Garin l’a vraiment
aimé et lui dit la raison de son attitude
étrange. Son histoire est triste… il y a
vingt-huit ans, i lest allé en croisade avec le
Comte de Nevers. Ils ont été fait prisonniers
par le Sultan Turc Bayézid. La vie de Garin n’a
été épargnée que grâce à la protection du Comte
Jean. Pour s’amuser, ils ont essayé d’entrer
dans le harem et Garin s’est fait prendre.
Encore une fois le Comte Jean est intervenu. Au
lieu d’être décapité, Garin a été livré aux
bourreaux. Quand ils en ont eu fini avec lui, il
n’était plus un homme… et le Duc Philippe
connaissait son terrible secret! Catherine
s’est sentie vraiment désolée pour son mari et
voulut l’aider en vendant les bijoux qu’elle a
pu garder. Mais Garin refuse, n’ayant plus envie
de vivre mais il lui demande d’aller voir
Abou-al-Khayr pour qu’il lui envoie un vin
“spécial” avant sa mort. Le petit médecin le lui
prépare et le 6 avril 1424, Garin meurt… après
avoir bu de ce vin de Bourgogne envoyé
Abou-al-Khayr. |

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Nous retrouvons Catherine en train de poser pour
une peinture de Jean Van Eyck. Après la mort de
la femme du Duc - Bonne de Nevers, Catherine
est devenue la maîtresse officielle du Duc
Philippe. Il lui a rendu au centuple tout ce que
la justice lui avait retire à la mort de Garin.
Elle est devenue la Comtesse de Brazey, pour que
son fils Philippe puisse en porter le titre.
Elle possède un château, un petit palais à
Bruges, ainsi que des bijoux, de magnifiques
toilettes et l’amour incommensurable de
Philippe. Mais elle se sent seule et triste…
Ermengarde de Châteauvillain élève son enfant
Philippe à Châteauvillain. Catherine n’est pas
amoureuse du Duc Philippe. Elle le trouve
attirant mais son amour est plus charnel. Quand
il est absent, elle ne se languit pas de lui. Un
seul home pourrait réussir à enflammer son cœur
mais il est loin et perdu à jamais pour elle.
Elle apprend par Jean de Rémy que Jean Van Eyck
doit se rendre au Portugal avec la mission de
peindre l’Infante Isabelle, que le Duc Philippe
voudrait épouser. Puis un messager arrive,
envoyé par la Comtesse Ermengarde, qui lui écrit
que son petit Philippe est malade. Elle annonce
au Duc qu’elle va rendre visite à leur enfant et
qu’elle ne reviendra pas à Dijon si il doit
prendre une nouvelle épouse... mais le duc ne
veut rien entendre et la force à jurer qu’elle
reviendra vers lui. Et Catherine fait la
promesse de revenir… si son enfant se rétablit.
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Catherine arrive à Châteauvillain, après un long
et épuisant voyage. Mais elle arrive trop tard!
Son petit garçon, Philippe, est mort d’une forte
fièvre. Il avait bu une eau impure dans un
puits. Ermengarde se sent responsable mais
Catherine la réconforte lui disant qu’elle a été
la meilleure des mères pour lui ! Bien meilleure
qu’elle même ne l’a été…
Catherine est dévastée par le chagrin et elle
demande à son amie le Comtesse Ermengarde si
elle peut rester avec elle pour toujours –
prétextant ne plus avoir ni mari ni enfant ni
amour... elle ne veut plus retourner vers
Philippe et à la cour, même si le Duc lui envoie
lettre sur lettre. Elle pense même à rejoindre à
Grenade son vieil ami Abou-al-Khayr
Des mois passent quand Frère Etienne vient
rendre visite à Catherine. Elle l’accueille
très amicalement mais il lui dit qu’il vient lui
demander une grande faveur : il souhaite qu’elle
retourne au Duc Philippe pour le supplier de
retirer ses troupes d’Orléans. Si la ville est
prise la France et le Roi sont perdus. Elle
apprend que beaucoup de chevaliers sont là-bas
pour défendre la ville, dont Arnaud de
Montsalvy!
Catherine apprend également que sa fiancée
Isabelle de Séverac est morte deux mois avant
leur mariage! Elle demande alors à Frère Etienne
pourquoi il n’est pas venu plus tôt lui
raconteur tout ça. Le moine répondit qu’il
ignorait qu’elle n’était pas au courant. Ses
yeux se sont mis à briller comme des étoiles,
elle refuse alors de retourner vers Philippe de
Bourgogne. Elle a pris une autre décision :
laisser tout derrière elle et partir pour
Orléans où elle pourra mourir avec l’homme
qu’elle a toujours aimé. Le jour suivant,
Catherine, sa fidèle Sara et frère Etienne
partent pour la ville assiégée d’Orléans – nous
sommes le 8 mars 1429.
Ils se font capturés en chemin par un brigand du
nom de Fortépice qui les garde prisonniers car
il pourra demander rançon à Philippe Le Bon pour
sa maîtresse. |

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Fortépice les ramène dans le château dont il se
sert comme cachette. Il est en ruine mais encore
magnifique. Les vêtements d’homme que portent
Catherine lui sont enlevés et elle découvre avec
horreur que Sara est destinée au lit du chef!
Elle demande à le voir mais en vain, il la
menace de subir le même sort si elle ne reste
pas calme. Catherine tente de calmer sa rage,
même quand le brigand lui arrache un baiser. Le
lendemain on lui renvoie Sara. Sara balaie d’un
haussement d’épaules les craintes de Catherine
en disant qu’elle allait bien et que cela aurait
pu être pire! Avec l’aide de Sara, Catherine
arrive à s’échapper et prend à pied la route qui
la conduira finalement à Arnaud de Montsalvy.
Elle a faim, ses pieds lui font mal – mais par
chance, elle croise de gentils paysans qui lui
donne le gîte et le couvert. Elle leur explique
qu’elle fuit Fortépice et qu’elle va à la
rencontre de l’homme qu’elle aime. Ils lui
conseillent de voyager sous le déguisement d’un
pèlerin. Elle continue sa route vers Orléans le
lendemain. Elle ne rencontre malheureusement
pas que d’honnêtes gens. Elle veut trouver un
bateau et montre son argent à un pêcheur. Proche
de Sully, elle apprend que le château qu’elle
voit appartient au Sire de la Trémoille, le
favori de Charles VII. L’homme arrête son bateau
et alors qu’il aide Catherine à descendre, elle
reçoit un coup violent et perd connaissance.
Quand elle se réveille, le bateau, ses deux
pièces d’argent, sa dague et son épais manteau
ont disparu ! Tout semble se liguer pour qu’elle
ne puisse rejoindre Arnaud. Elle se met sur ses
pieds et part vers la célèbre abbaye de St.
Benoît, où elle pourra trouver refuge et
assistance. Sans cette bosse sur la tête, elle
se sentirait presque pleine de vie et moins
d’une heure après, elle arrive à l’abbaye. Elle
apprend que la pièce réservée aux pèlerins est
pleine à craquer. Une vieille dame lui fait une
petite place et quand elle lui demanda d’où elle
vient, Catherine évite de lui dire qu’elle est
bourguignonne. Elle entend parler pour la
première fois d’une jeune fille que l’on appelle
Jeanne d'Arc, la pucelle, que Dieu a envoyé pour
les aider et que les Capitaines attendent déjà
avec impatience. Catherine avec sa fatigue, son
angoisse d’arriver enfin à Orléans et son cœur
trouble, commence à détester cette pucelle
soldat – surtout à l’idée que cette fille de
Lorraine pourrait séduire le cœur et l’âme
d’Arnaud de Montsalvy.
Le jour suivant, elle accepte un peu de pain et
malgré ses pieds en feu se sent prête pour les
dernières neuf lieues qui lui reste à faire pour
atteindre Orléans. La route fut un cauchemar,
elle était plus misérable que les plus miséreux,
une loque affamée à demi-nue, les pieds en sang.
Elle se traîna plus qu’autre chose vers Orléans
et quand enfin elle arrive aux portes de la
ville, on lui dit qu’elle ne peut y entrer de
jour! Elle dut attendre la tombée de la nuit
avec les gens Montaran, dont la ville venait
d’être brulée par les Anglais. Enfin, elle
franchit la porte d’Orléans, elle est arrivée…
son Odyssée est finie... |







...a suivre
Synopsis
par Mistral

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